Lac Bowker
   

 

 

Commentaire de riverains et amis

Le lac Bowker appartient à tous - 24 mars 2009

Lettre à M. Auclair,

D’entrée de jeu, je vous dirai que je suis contre le projet de parcours de ski nautique de M. Trottier dont vous me semblez être un fervent promoteur. À la lecture de votre lettre, je retiens principalement le fait que vous me semblez détourner le débat sur l’opportunité ou non d’établir un parcours de ski nautique vers des considérations qui n’ont rien à voir avec le débat en cours, vous jouez à l’autruche concernant la dégradation des rives et l’effet néfaste des vagues surdimensionnées et que vous réglez vos comptes avec à peu près tout le monde. De ces arguments inappropriés, je mentionnerai ceux-ci :

1. Ma maison est verte donc je suis écologique et qu'il n’y a pas de problème à posséder un wake-boat et augmenter le va-et-vient de bateaux par un parcours de ski nautique. Je veux bien que votre conscience écologique vous pousse à construire sans bardeaux d’asphalte votre maison, mais avouez qu’il est difficile d’y voir un lien avec le projet de parcours nautique. Votre bonne conscience écologique par association ne convainc personne quant au bien-fondé du projet. Par exemple, si je vous disais que je reçois une facture électronique de Vidéotron, et qu’en retour l’entreprise s’engage à planter un arbre pour chaque facture virtuelle? Cela ne me transforme pas ipso facto en « protecteur du lac Bowker », bien que les deux gestes soient souhaitables.

2. Ceux qui s’opposent au projet de parcours nautique sont des « anti-bateaux », ils n’ont qu’à déménager. Encore une fois, vous détournez et réduisez le sujet vers un argumentaire de « pro-bateaux » et d’« anti-bateaux », au lieu de nous expliquer en quoi ce projet serait favorable aux riverains. Savez-vous qu’une pétition circule actuellement contre le projet de parcours nautique et qu’une vaste majorité s’y oppose, peu importe qu’il soit propriétaire ou non d’une embarcation. De plus, votre argument suggère que les opposants au projet devraient déménager au lac Montjoie (lac écologique) pour laisser place aux amateurs de nautisme. Si je vous servais le même argument, M. Auclair, je devrais vous demander de pratiquer votre sport sur le lac Memphrémagog, un plan d’eau beaucoup plus propice à ce type de sport que le lac Bowker (étroit et enclavé entre des montagnes).

3. Les berges naturelles sont principalement composées de roc et sont donc insensibles aux vagues et à l’érosion. J’ai parfois l’impression de ne pas vivre sur le même lac que vous parce que, voyez-vous, chez nous et une pour une grande partie du pourtour du lac, la description que vous en faites ne correspond pas à cette réalité. Depuis, quelques années j’assiste à une nette dégradation des rives, d’un envasement certain et des vagues surdimensionnées qui rendent toute escapade en kayak périlleuse. Une fois de plus, votre aveuglement volontaire ne nous explique en rien en quoi un projet de la sorte dessert l’ensemble des riverains.

4. À quoi sert de protéger le lac Bowker (réservoir d’eau potable pour 15 000 personnes) puisqu’une usine d’épuration peut faire tout le travail – sans toutefois régler le cas des plantes aquatiques qui commencent à proliférer. Drôle d’argument que celui-là, c’est comme dire : à quoi bon prévenir puisqu’on peut guérir? Ne croyez-vous pas que nous devrions, en premier lieu, tout faire pour protéger ce réservoir d’eau potable par des inspections plus fréquentes des fosses septiques, une réglementation plus sévère, la mise en place de fosses de sédimentation des affluents qui s’y déversent et l’interdiction des wake-boats plutôt que de construire une usine d’épuration à coup de millions de dollars? Coûts qui par ailleurs seront transférés à nos comptes de taxes. Encore une fois, vous détournez le débat vers un sujet important certes, mais qui n’a rien à voir avec le projet de parcours nautique.

En ce qui me concerne, je m’oppose au projet de parcours de ski nautique parce que celui-ci :

• est privé et voué aux seuls intérêts d’un petit groupe d’individus

• correspond en une expropriation permanente d’un espace jusqu’alors d’usage public

• n’est pas sécuritaire vue l’étroitesse du lac qui rend dangereuses les manœuvres nautiques qui se feront à haute vitesse

• suscite l’agitation, le bruit et l’effervescence dans un espace enclavé de montagne et propice à la propagation du bruit

• ne possède aucun cadre réglementaire public

• est contrôlé par des intérêts privés sans imputabilité envers les riverains ou aucune des deux associations actives au lac Bowker

• laisse place à toute dérive future (compétition, croissance inconsidérée de bateaux, usage excessif…) sans aucune possibilité d’arrêter les abus parce que soumis à la seule autodiscipline des skieurs

• n’est pas soumis à l’examen public des riverains

Finalement, je soumets à votre attention que les deux associations du lac Bowker l’ANPPLB et l’APRLB ne voient pas d’un bon œil l’instauration d’un parcours nautique, l’une s’en dissociant et l’autre s’y opposant. Aussi, à titre informatif, j’aimerais que vous preniez en considération que l’APRLB a changé de direction et qu’elle soumettra bientôt à ses membres une toute nouvelle approche en vue de favoriser l’harmonie entre tous les riverains (je vous invite à consulter le site www.aprlb.org afin d’en prendre connaissance).

Le lac Bowker est plus qu’un espace de loisir commun, c’est un réservoir d’eau potable – le principe de précaution doit s’appliquer.


André Bourgon
Résident villégiateur du lac Bowker depuis 10 ans et membre de l’APRLB

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Objections à l'installation d'un circuit nautique - 22 mars 2009

Lac Bowker
Objections à l’installation d’un circuit nautique

Déni de démocratie.
Comment qualifier autrement le fait qu’un individu, en son nom personnel et pour le bénéfice de 8 à 10 compères, initie sans consultation, des démarches pour l’installation d’un parcours de ski nautique, au lac Bowker?
Comment qualifier différemment le fait que ces quelques propriétaires, amateurs de ski nautique, tentent, en catimini, de monopoliser une superficie importante du lac, sans égard à la grande majorité?
Pire, ce geste anti-démocratique a trouvé écho au Ministère des Transports qui a reçu favorablement cette demande sans s’enquérir de l’opinion des quelques 240 propriétaires regroupés, en majorité, au sein de deux associations représentatives, dûment accréditées : l’APRLB,  l’ANPPLB. Ainsi, Ottawa donnera son aval à ce projet, après la parution d’un avis public dans la Gazette officielle et dans deux journaux locaux.
Notons qu’Ottawa a rejeté la consultation publique et la séance d’information demandées.
 
C’est  un véritable déni de démocratie, tant au niveau local que fédéral, une sorte d’accommodement hautement déraisonnable…

Déni de sécurité
Comment le Ministère des Transports n’a-t-il pu  suspecter, un instant, les risques  inhérents à l’utilisation d’un circuit implanté sur un lac aussi étroit? Comment ne pas imaginer que la concentration de tels bateaux, en un lieu dit, ne puisse augmenter le risque d’incidents fâcheux?  Comment ne pas voir que l’arc emprunté par ces bateaux et leurs skieurs lors des virages déborderont largement le tracé du parcours nautique et gêneront, par conséquent,  la circulation des autres embarcations. 
Comment ne pas admettre que les vagues surdimensionnées générées par les passages répétés de ces puissants bateaux ne soient un handicap  sérieux pour les utilisateurs de canot, kayak, pédalo, voilier?
Il est déjà difficile de sortir l’esprit tranquille et presqu’impossible de voguer en eau calme alors que bateaux lestés, bateaux de promenade, bateaux de pêche, moto marines, pontons  sillonnent le lac…Qu’en sera-t-il avec l’ajout de ce circuit? Ou, nous en prendrons pour nos peurs ou, nous continuerons, frustrés, de rester au quai.
Peut-on accepter par souci de sécurité personnelle, qu’une partie du lac soit interdite à une majorité d’utilisateurs de petites embarcations?  Ce lac est notre lac et le parcourir d’un bout à l’autre, à la force de nos bras, en toute sécurité, est un plaisir qu’on ne peut abandonner.
La patrouille nautique? Son efficacité se limite à ses quelques heures de présence/semaine, c’est bien peu.

Ce lac doit être partagé harmonieusement et utilisé de façon sécuritaire pour le plus grand plaisir de tout un chacun.

Déni d’écologie
Comment ne pas voir que l’utilisation même d’un circuit nautique pèche contre les lois de la protection de l’environnement : de puissants bateaux arrêtent, repartent, vont, viennent pendant des heures et des heures, consomment quantité d’essence et rejettent dans l’air et dans l’eau des CO2, causes de pollution.
Ces  bateaux circulant dans le même sens, sur une même superficie contribuent, de ce fait, à générer de vagues surdimensionnées qui remettent en circulation les sédiments. De plus, ces vagues érodent les rives, accélèrent le transit des phosphores et des nitrates et accélèrent ainsi  la prolifération d’algues et de plantes marines indésirables.
Ce comportement néfaste est encore plus préjudiciable au lac Bowker à cause de sa morphologie, et de sa faible superficie. Ancienne vallée glaciaire, ce lac de 2,3 km2, d’une longueur de 6,2 km et d’une largeur maximale de 350 mètres,  ne peut subir les assauts répétés de bateaux aussi imposants que ceux du  Memphrémagog.
Ce lac ne peut, en aucun cas, être comparé aux lacs de la région : relativement petit, allongé, il est par surcroît réservoir d’eau potable. Bon nombre de résidents s’y alimentent directement et les villes de Valcourt, Larewnceville, Bonsecours y puisent leur eau potable…
La protection des eaux de notre lac obligerait à l’abandon volontaire des bateaux à moteur à essence, nous n’en sommes pas là. L’utilisation modérée et respectueuse de ces bateaux  par les résidents est acceptée mais il est impensable de cautionner l’installation d’un circuit nautique qui risque, par son pouvoir d’attraction, d’augmenter le nombre d’utilisateurs et/ou les heures d’utilisation et d’en multiplier, par conséquent,  les inconvénients.
La protection de l’environnement et  notre conscience écologique obligent  à des comportements plus responsables…


Déni de civisme
Comment ne pas anticiper qu’une telle concentration de bateaux puisse générer des bruits continus, agressants, insupportables pour les riverains? Le bruit de moteurs, les forts décibels de la musique et les voix des utilisateurs tentant de couvrir le tout se répercutent et s’amplifient désagréablement sur ce lac encaissé.
Discipline? Autodiscipline? Civisme? Le travail incitatif de l’ANPPLB a eu des effets positifs sur un bon nombre et il faut s’en réjouir mais il restera toujours quelques irréductibles, capables de skier à 7h30 du matin et après le coucher du soleil, toute musique offerte, utilisant le lac comme un bien personnel, sans égard à l’autre. Les abus sont quantifiables et ont un effet d’entraînement.
Le civisme, obligerait à plus de déférence, à un partage plus harmonieux de ce lac et au respect de ceux qui optent pour des activités plus vertes et pour une certaine quiétude…

Bref, pour chacune de ces raisons, il serait souhaitable que monsieur Trottier et le Ministère des Transports retirent ce projet, et qu’à cette fin, tous les propriétaires concernés, peu importe leur allégeance, joignent leur voix afin que nous puissions un jour, au lac Bowker,  vivre :

Ensemble, en harmonie avec la nature

Huguette Lapierre,
Membre de l’APRLB

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Opposition au parcours nautique du lac Bowker - 14 mars 2009

Monsieur Trottier,

La présente est pour exprimer mon désaccord le plus vif quand au projet de parcours nautique sur le lac Bowker. Je fréquente le lac Bowker depuis…plus de quarante ans… C’est un lac étroit encaissé qui à presque l’air d’un fjord. La beauté du Bowker pour moi tient en grande partie à son côté sauvage, tout au moins dans la partie nord du lac. Or, c’est dans cette partie du lac, la plus calme et la plus étroite, que vous proposez établir le parcours nautique.

Monsieur Trottier, ma famille et moi ne partageons absolument pas une telle vision du développement récréatif pour le Bowker. Nous faisons du canot et du pédalo. Nous avons aussi une chaloupe équipée d’un moteur électrique. Nous nageons. Votre projet de parcours nautique met en péril notre sécurité car nos quatre terrains de rives sont tous situés au nord du lac qui, si vous maintenez votre projet, sera sillonné par des bateaux navigants à haute vitesse. Votre projet diminuera aussi sensiblement le plaisir que nous avons à aller au lac à cause de la pollution par le bruit causé par les bateaux qui tourneront sans fin autour de ce parcours.

Je tiens également à relever les nombreux problèmes écologiques de votre initiative. Premièrement, dans les dernières années des huards ont commencé à passer l’été au lac. Ce sont des oiseaux magnifiques qui, pour nous, représentent on ne peut mieux l’esprit de la sauvagerie. Cependant, les huards sont très sensibles au bruit. Tout indique que le bruit constant des moteurs associés au parcours de ski les fera fuir.

Deuxièmement, les vagues générées par les bateaux dans cette partie étroite du lac vont augmenter l’érosion des berges. L’érosion apportera dans le lac de la terre et avec elle des éléments minéraux. Ce sera un pas vers l’eutrophisation. Je pense qu’aucun riverains, même ceux qui aiment le ski nautique, ne veut voir notre lac devenir une soupe à algues. Il faut donc, pour maintenir les eaux claires faire très attention aux intrants…Je sais de quoi je parle puisque je suis professeure titulaire d’écologie à l’université McGill.

Troisièmement, le Canada a ratifié l’accord de Kyoto qui nous demande, comme pays, de réduire nos gaz à effet de serre à -6% des émissions de 1990. Comme citoyennes et citoyens nous devons faire un effort afin de changer nos comportements et éviter les émissions inutiles. La crainte des conséquences du changement climatique n’est pas un bonhomme sept-heures d’écologistes en mal de sensation. C’est une menace réelle et alarmante tel que confirmé par le Groupe Intergouvernemental d’Experts sur le Climat, récipiendaire du Prix Nobel de la Paix en 2007 www.ipcc.ch). Le projet de parcours nautique est incohérent avec l’urgence qu’il y a à réduire les gaz à effet de serre.

Pour nous, les riverains, pour l’avenir de nos petits-enfants, il est important de penser aux multiples conséquences néfastes de ce parcours. J’en appelle donc, Monsieur Trottier, à votre sens civique et à votre respect de l’opinion de nombreux concitoyens, afin de vous demander de renoncer à ce projet de parcours nautique. Nous en serons reconnaissant, vraiment...

Bien à vous.

Catherine Potvin
Canton d'Orford

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Notre famille a décidé de relever le défi - 13 mars 2009

Bowker, le 13 mars 2009

Monsieur Auclair

Après avoir lu votre lettre publiée dans le Reflet du Lac aujourd’hui j’ai décidé d’y répondre car je me sens interpellée. Je me sens interpellée d’abord comme riveraine du Lac Bowker puis comme scientifique.

Je commencerai donc, Monsieur Auclair, par répondre à votre question simple : « Pourquoi des gens qui n’aiment pas les bateaux font le choix de vivre sur un lac ou les bateaux sont présents, alors qu’il existe des lacs tels que le lac Montjoie ou il n’y a pas de bateau moteur ?» Effectivement la réponse est simple. L’histoire du lac n’a pas commencé, il y a dix ans quand vous vous y êtes installé. Mes parents ont acheté une terre au lac Bowker, il y a plus de 45 ans, 48 ans cette année pour être précise. Moi, mes enfants, ma sœur, mon frère, mes neveux et nièce, nous avons tous passé notre enfance au Bowker. Pensez-vous vraiment que nous devrions déménager au lac Montjoie parce que d’autres riverains veulent installer un parcours de ski nautique ? Votre propos me paraît cadrer assez mal avec le désir que vous mentionnez à la fin de votre lettre «de traiter des questions d’environnement en dehors des conditions partisanes».

Ceci m’emmène à mon deuxième point. Votre lettre donne l’impression que le débat enclenché au Bowker actuellement porte sur la présence ou non de bateaux sur le lac. Je me dois ici de rectifier le tir. Le débat actuel se fait sur l’installation d’un parcours de ski nautique. C’est très différent. Le débat ne parle pas d’interdire les embarcations à moteur. Plusieurs riverains ne veulent pas de ce parcours de ski nautique. Nous y voyons une série d’inconvénients importants au niveau du bruit, de la sécurité et de l’environnement. Je ne veux pas ici répondre point pour point à vos propos, mais plutôt suggérer de nouvelles pistes de réflexions. Je serai cependant heureuse de discuter avec vous de chacun de vos point, si vous le désirer.

Dans votre lettre, vous parler de l’importance de mieux contrôler des terrains riverains afin d’éviter l’eutrophisation du Bowker. Vous avez tout à fait raison, et le nouveau règlement municipal interdisant de tondre le gazon en bordure du lac est certainement une excellente mesure dans ce sens. Cependant, dans votre lettre, vous citez M. Carignan, Professeur à l’université de Montréal et membre du GRIL- Groupe de Recherche Interuniversitaire en Limnologie- (et non GRILL !). Voyez-vous, je suis une de ses collègues. Je professeure titulaire en écologie à l’Université McGill ou j’enseigne l’écologie. Je connais donc bien le travail des gens du GRIL. Avez-vous lu le texte de la conférence d’introduction prononcé par M. Richard Carignan lors du Forum national sur les lacs en Juin 2006? Richard y mentionne nommément le problème des embarcations à moteur à plusieurs endroits. Et que dire de la recherche de cette autre collègue, Mme Beatrix Beisner de l’UQAM, qui étudie l’effet du brassage des eaux de surface sur les populations de phytoplancton et qui suggère que le brassage déclencherait peut-être des fleurs d'eau de cyanobactéries. Il est faux de dire que les bateaux moteurs sont inoffensifs pour la santé de nos lacs, même s’il est vrai que les apports de phosphate et d’azote sont plus problématiques car directement liés à l’eutrophisation.

Il est un autre point de votre lettre auquel je dois réagir. Votre point 7 balaie d’un revers de la main le problème des émissions de gaz à effet de serre. Dans une lettre que j’ai adressée à M. Trottier pour lui faire part de mon désaccord avec l’idée d’un parcours de ski nautique je rappelle que le Canada a ratifié l’accord de Kyoto qui nous demande, comme pays, de réduire nos gaz à effet de serre de -6% à partir des émissions de 1990. Comme citoyennes et citoyens, nous devons faire un effort afin de changer nos comportements et éviter les émissions inutiles. La crainte des conséquences du changement climatique n’est pas un bonhomme sept-heures d’écologistes en mal de sensation. C’est une menace réelle et alarmante tel que confirmé par le Groupe Intergouvernemental d’Experts sur le Climat, récipiendaire du Prix Nobel de la Paix en 2007. Le projet de parcours nautique est incohérent avec l’urgence qu’il y a à réduire les gaz à effet de serre. Vous dites que si cette menace est réelle il faudrait cibler tous les véhicules à moteur. Je suis d’accord. Par conviction personnelle, je n’ai plus de voiture depuis deux ans. Mais la différence entre une voiture et un bateau moteur est que ce dernier est un luxe, un luxe qui pollue, alors que, malheureusement, au Québec la voiture est, pour plusieurs, essentielle.

Je veux terminer en vous parlant du bassin versant de la Rivière au Saumon puisque vote lettre mentionne un intérêt pour la notion de bassin versant. Le lac Bowker est le lac de tête de ce bassin versant. C’est un des bassins versants les plus intéressants du sud du Québec avec plusieurs espèces de salamandres et de grenouilles qui figure sur la liste des espèces menacées d’extinction au Québec. Vous savez peut-être que ces amphibiens sont les premiers touchés par la pollution et que nous faisons face à un déclin global des populations d’amphibiens. Leur survie, dans le bassin versant de la Rivière au Saumon, dépend en grande partie de la qualité de l’eau. Celle du Bowker est donc déterminante.

Notre famille a décidé de relever le défi. Nous sommes propriétaires de terrains où coule le ruisseau de déversement du Bowker en allant vers les Trois Lacs. Mon père et ma mère ont donc décidé de protéger plus de 150 ha de forêt en bordure de ce ruisseau dans le cadre de la loi sur les Réserves Naturelles en Milieux Privés. Le processus de reconnaissance de cette Réserve est actuellement en cours au Ministère du Développement Durable, de l’Environnement, et des Parcs. M. Auclair, nous croyons en la protection de l’environnement, nous aimons le lac Bowker, nous faisons notre part afin de préserver cette beauté pour les générations à venir. Nous ne souhaitons par déménager au lac Montjoie. Nous ne souhaitons pas de parcours nautique et nous aimerions un débat calme et respectueux sur l’avenir du lac Bowker et du bassin versant.

Bien à vous

Catherine Potvin

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Demande de « servitude » sur le lac Bowker - 12 mars 2009

Une demande pour l’installation d’un parcours de ski nautique (numéro du RCEE 08-01-4451)  dans la partie nord du Lac Bowker a été soumise  à Transports du Canada.

Les promoteurs de ce projet visent en fait à obtenir une forme déguisée  de servitude légale sur le lac – servitude qui permettrait l’installation sur un bien public d’un parcours de ski nautique de plus de 259 mètres  de longueur.

Cette servitude implique une perte de jouissance définitive tant pour les riverains que pour les autres utilisateurs de cette section du lac.

La question est donc de savoir comment Transports Canada peut grever un bien public par une telle  servitude sans  consultation autre que celle prévue aux termes limitatifs de l’Avis public?

Il est important de préciser que suite à la parution de l’Avis public, les riverains qui désirent s’objecter devront formuler  leur opposition  sur la base de l’aspect sécuritaire des installations. Tous les aspects reliés à la perte de jouissance conséquente  à l’utilisation de ces installations les promoteurs ne seront pas retenus par Transports Canada puisque le mandat de  Transports Canada est de protéger le droit à la navigation.

Il importe de souligner que la partie nord du lac où les installations sont projetées est étroite (+/- 250 mètres de largeur). Les skieurs devraient donc empiéter sur la bande de sécurité (75mètres) pour réaliser leur virage. De plus, cette activité obstruerait la navigation laissant un corridor d’à peine 5,5 mètres d’un côté du parcours et de 78,5 mètres de l’autre côté. Les skieurs devraient partager  avec les autres plaisanciers  ces deux étroits corridors afin d’accéder au parcours de ski nautique.

Comment donc les autorités de Transports Canada peuvent-elles en quelque sorte aliéner une partie d’un bien public au bénéfice d’une poignée d’individus sans consulter les riverains et les autres plaisanciers? Dans les faits, cette aliénation vise à privilégier quelques individus sans égard aux droits de la vaste majorité.

De plus, il importe aussi de préciser que  le lac Bowker est un réservoir d’eau potable desservant  plusieurs municipalités dont la ville de Valcourt.

Francine Bigras

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L'action sociale et environnementale c'est à tous les jours qu'il faut la mettre en pratique - 2 mars 2009

Plusieurs municipalités riveraines ont introduit des normes strictes quand à l'utilisation des engrais à gazon en bordure des cours d'eau pour réduire le lavage d'engrais au phosphate vers les cours d'eau.

L'aménagement et la tonte des pelouses est interdite à moins 5 mètres du bord de l'eau la première année et cette bordure de protection s'élargira pour atteindre entre 7 et 10 mètres les années suivantes. Les bandes riveraines devront être plantées d'arbustes résistant pour former une bande continue de rétention. L'utilisation des engrais chimiques est bannie, il faut plutôt recourir à du compost naturel et mature. (Voir règlement de Lac-St-Charles en banlieue de Québec).

Ces mesures de protection des berges ne devraient pas être laissées à la discrétion des propriétaires riverains, elles devraient être une norme sociale stricte en bordure des cours d'eau.

Pour réduire l'impact des algues et des cyanobactéries il faut leur couper la nourriture alors que souvent les cours d'eau se retrouvent saturés en phosphate, en potassium et en azote.

Mettez-vous à l'ouvrage auprès de votre municipalité pour faire la promotion de ces règlements et par le fait même, exigez de restreindre l'utilisation des wake boats et autres embarcations de même acabit sur votre lac.

L'action sociale et environnementale c'est à tous les jours qu'il faut la mettre en pratique.

Claude Beaulé, ing.
Vertal inc.

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Aidons un peu le lac Bowker - 1er mars 2009

Honnêtement, lorsque j'ai choisi au début des années 1980, de m'installer au lac Bowker, c'était pour sa tranquillité, la qualité de son eau, et je l'avoue, habitué aux Laurentides, pour éviter de me faire bouffer par les moustiques en saison estivale. Avec les années, la clarté et la qualité de l'eau du Bowker sont demeurées irréprochables. Aujourd'hui, on y compte toutefois, beaucoup plus d'embarcations à moteur, toujours plus grosses. De nouvelles propriétés ont été construites, d'autres rénovées. De plus en plus de gens s'y installent en permanence. Il est clair que l'activité actuelle autour et sur le lac a beaucoup cru. Malgré tout, notre beau lac demeure un fleuron pour la région et celui-ci continue de fournir une eau potable de qualité à ses riverains ainsi qu'aux habitants des villes avoisinantes.

Toutefois, certaines choses ont changé au lac Bowker, on y constate la progression de l'envasement et la prolifération des algues. À n'en pas douter, la vase s'accumule à vitesse grand V en mains endroits, de nouvelles algues apparaissent, chaque année toujours en plus grand nombre et plus haute. Des riverains voient leur bord de l'eau se changer en tapis d'herbage. Autre changement sur notre lac, la présence d'énormes vagues venant fracasser les rives et les installations des riverains, vagues associées à la présence d'embarcations de type «wake boat», embarcation conçue afin de pouvoir former d'énormes vagues pour le grand plaisir des adeptes de ce sport. L'expérience sur notre lac démontre bien que malgré le bon comportement des propriétaires de ces types d'embarcations, l'étroitesse du lac, la présence de canot, kayak, petits bateaux, etc.., et la progression de l'érosion, font en sorte que ce type d'embarcation n'a tout simplement pas sa place sur le lac. Ce n'est pas une question de droit, de privilège ou autre, c'est juste une question de bon sens, visant la protection de l'eau, des rives et la sécurité des personnes. Ces changements, plusieurs riverains, sur place depuis plusieurs années, les constatent. Plusieurs adeptes de sport moins extrême, les subissent, et ce, parfois même aux dépens de leur sécurité.

Voila maintenant qu'un individu, désire installer un parcours de ski nautique dans la partie nord du lac, parcours de 259m de long, situé à 82m (270 pi.) de la rive ouest. Voilà donc une bonne nouvelle pour l'ensemble des riverains et particulièrement ceux situés à cette hauteur du lac. Devrions-nous accepter ce projet parce que d'autres lacs le tolèrent. À mon avis, ce projet, tout comme la présence des «wake boat», est totalement incompatible avec les principes de développement durable et de préservation de l'eau et des berges du lac Bowker. Le lac Bowker est un réservoir qui désert en eau potable, ses riverains ainsi que les citoyens de trois municipalités avoisinantes. Le Bowker est un tout petit lac de 6.9 km de long, très étroit sur toute sa longueur, d'une aire totale d'à peine 2.45 km, car. Sa faible superficie, fait en sorte que dans certaines provinces canadiennes et autres, la législation en bannirait tout simplement tous types d'embarcations motorisées, afin de protéger l'intégrité du lac pour les générations actuelles et futures. Voilà pourquoi les activités nautiques au lac Bowker, bien que tolérées, ne doivent pas être développées ni encouragées. Elles représentent un privilège et non un droit.

Nous retrouvons actuellement deux associations parlant pour et au nom des riverains et utilisateurs du lac Bowker, «l'Association de nautisme, pêche et protection du lac Bowker», qui bien qu'elle travaille, à ne pas en douter, à sa protection, maintien son appui à la présence des «wake boats», les activités nautiques de tout acabit ont-ils préséance sur la protection du lac. Cette position est à mon avis, incompatible avec sa mission de protection du lac. Nous y retrouvons une deuxième association, «l'Association des propriétaires riverains du lac Bowker», association qui elle aussi, à ne pas en douter, travaille à la protection du lac. Cette association qui prônait plutôt la disparition des embarcations motorisées, semble avoir assoupli ses positions avec la venue d'un tout nouveau conseil d'administration. Celle-ci s'est positionnée contre ce type d'embarcation. On penserait alors qu'avec deux associations, la protection du lac devrait être assurée, mais à mon avis tant que celles-ci ne parleront pas d'une seule et même voix et que leurs positions seront fondamentalement opposées, cette situation empêchera qu'un message clair, envoyé par une majorité représentative, ne parvienne à nos autorités compétentes et aux preneurs de décisions. Il semble que nos deux associations n'apportent pas leur support au projet de parcours de ski nautique, alors voilà donc un dossier qui pourrait s'avérer rassembleur. L'avenir le dira.

Alain et Francine Gravel
Lac Bowker

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Respect des règles - 17 février 2009

M. Raphaël Trottier,

Respect des règles

D’après l’article de Dany Jacques dans le Reflet du Lac en ligne le 15 février, vous annoncez la publication prochaine d’un avis public et vous vous engagez « à faire respecter les normes les plus élémentaires de civisme ». Mais M. Trottier, la norme la plus élémentaire de civisme n’aurait-elle pas été de consulter les riverains du Lac Bowker et en particulier ceux qui auront votre parcours face à leur résidence avant même de déposer le projet?

Dans la rubrique Tribune libre du Reflet du Lac en ligne le 15 février, vous nous dites que « le but n’est pas de faire les choses en cachette ». Or nous avons appris à la mi-janvier l’existence de votre projet. De plus, l’avis public que vous voulez faire paraître, le sera à un temps de l’année où la majorité des villégiateurs ne sont pas présents au lac donc susceptibles de ne pas prendre connaissance de cette publication.

Il est à noter que l’évaluation environnementale de Transports Canada ne s’occupe pas des conséquences sur les berges ainsi que de la nuisance par le bruit des activités engendrées par l’installation de votre parcours de ski nautique.

Emplacement et description

En me fiant à l’emplacement que vous spécifiez, pas moins d’une douzaine de riverains vont devoir subir les inconvénients associés au bruit, aux vagues et à l’activité intense de votre «Merry go round » (il est curieux que vous n’ayez pas choisi de placer cette installation en face de votre propriété). En me fiant à vos mesures du tracé, l’espace disponible en dehors de la zone de 75 m à 10 km/h sera d’environ 130m. Avec l’activité probable de votre installation, il ne sera guère possible de circuler en dehors de la zone de 75 m, pour se rendre à l’extrême nord du lac sans passer par l’espace de sécurité.

Votre description du lac laisse entendre que le lac entier est voué à la pratique des sports de traction et que chaque activité « possède » sa section du lac. Dans votre énoncé, vous ne tenez aucunement compte des gens qui sont venus au lac pour la tranquillité.

La concentration d’une telle activité à un endroit précis du lac serait un grave inconvénient pour les riverains qui cherchent la quiétude au lac. Vous prétendez vouloir respecter vos voisins; les avez-vous seulement consultés?


Yvan Leclerc
secrétaire-trésorier
APRLB

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Réponse d'une riveraine au commentaire de M. Trottier paru dans Le Reflet du Lac en ligne, le 15 février

Parcours de ski nautique au lac Bowker
M. Trottier,

Dans la tribune libre du Reflet du lac parue en ligne le 15 février, vous dites "La trajectoire des bateaux se situe à 90 mètres de la rive la plus proche, ce qui permet aux vagues (petites) des bateaux de ski de perdre le peu d'intensité qu'elles ont à l'origine". Question: depuis quand les bateaux pour le ski nautique font-ils de petites vagues? Cela ne correspond pas à mon expérience de canot ou de kayak. En effet, il faut nuancer votre affirmation. La grosseur des vagues dépend de la sorte de bateau utilisé pour le ski (j'en connais, sur le lac, qui font de grosses vagues) et du nombre de personnes dans le bateau. Ma réalité, c'est que sur le lac Bowker, il s'agit souvent de grosses vagues...

Dans un article du Reflet du Lac, vous dites "De plus, ce type de tracé existe déjà ailleurs....C'est courant, c'est loin d'être abominable".  Je ne commenterai pas l'abomination sur les autres lacs, mais ce qui est certainement abominable, c'est de vouloir installer un tel parcours sur le lac Bowker, qui, vous le savez évidemment, est un lac étroit, en rien comparable à ceux que vous nommez (Memphrémagog, grand lac Brompton, Massawipi,...).Cela revient, en clair, à vous approprier une partie du lac, en faisant fi des questions relatives à l'environnement et à la qualité de vie des riverains avoisinants (car il y en a). Toujours, au niveau de la réalité, vous priverez les amateurs de canot-kayak de l'utilisation de cette partie du lac, à cause du trafic et des vagues (pas petites!) occasionnées.

Élizabeth Gélinas
Lac Bowker

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Avancer en arrière - 5 février 2009

Quelle mauvaise surprise!

En apprenant que Transport Canada s’apprêtait à émettre un permis pour l’installation permanente d’un parcours de ski nautique (22 bouées, retenues par des blocs de ciment des tubes et des chaînes dans le fond d’une partie du lac Bowker, dans la municipalité d’Orford), j’étais estomaqué!

En effet, un riverain, seul, a fait cette demande au ministère fédéral des Transports. Eh oui! Ce n’est pas le gouvernement provincial qui s’occupe de nos plans d’eau, c’est le fédéral qui peut permettre que circulent sur nos lacs des bateaux de plus en plus puissants, de plus en plus dérangeants pour les riverains et, de plus en plus dangereux pour les rives, vu l’apport de sédiments que leurs énormes vagues entraînent dans le lac faisant proliférer le nombre de plantes aquatiques.

Pour ceux qui l’ignorent, ce lac est un des plus beaux en Estrie. C’est un réservoir d’eau potable pour cinq municipalités et surtout la seule source d’eau potable pour la plupart des riverains. C’est l’eau que l’on boit et nous, comme riverains, on n’a même pas le droit (selon les données du rapport d’évaluation environnemental de Transport Canada), d’être consultés! On aura tout vu! Et on se targue de vouloir protéger l’eau au Québec!

À l’époque des GES (gaz à effets de serre), des changements climatiques, du protocole de Kyoto, bref, des grands discours environnementalistes nombreux qui nourrissent nos médias de façon quotidienne, nous devrons encore nous battre pour que cesse la détérioration constante de notre petit réservoir d’eau de 2,3km² seulement.

Aussi, comment se fait-il que cette autorité fédérale puisse encore de nos jours décider d’accorder un permis de façon unilatérale au profit d’une minorité bruyante au détriment d’une communauté? Celle-ci ne veut que protéger sa source d’eau potable naturelle, cette richesse si rare, ainsi que leur tranquillité face aux embarcations bruyantes qui utiliseraient ces installations de parcours nautique indésirables. Nous n’accepterons jamais cela!

C’est bien ce qu’on appelle : le monde à l’envers!

Michel Prégent
Membre de l’Association des propriétaires du lac Bowker
Canton d'Orford

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Lettre à la Ministre Line Beauchamp MDDEP - 3 février 2009

Le 3 février 2009
   Sujet :   Installation d'une plate-forme pour sport nautique réf. 08-01-42212
                  Installation d`un parcours de ski nautique : réf. 08-01-44451
                  Permis émis par Transport Canada (décision confirmée dans les deux cas le 5 janvier 2009.)

Mme Line Beauchamp
Ministre du développement durable, de l`Environnement et des Parcs


A propos des sujets en titre, nous demandons à votre ministère d`intervenir aux motifs suivants;
Depuis plusieurs années, nous sommes témoins de l`augmentation du nombre de bateaux surdimensionnés naviguant plus souvent qu`autrement à haute vitesse que ce soit pour la promenade, le ski, et planche  "wakesurf".


Ce projet mentionné en titre, ne fera qu’amplifier  davantage ces activités grandement nuisibles à notre lac
Cette pratique nautique par ses énormes  vagues  contribue fortement à l`érosion de nos rives. Le lac Bowker par sa petitesse (2.45 km carrés) et sa forme  très allongée (6.9 km  par seulement une largeur moyenne de 355 mètres) en est fortement affecté dans sa viabilité à long terme.


Nous possédons une propriété en bordure du lac (150 pi. en front) depuis une trentaine d`années; et depuis ce temps et surtout depuis les dernières années nous sommes témoins d`une prolifération de plantes aquatiques et à plusieurs endroits  d’algues vertes. Ces fortes vagues  contribuant à aérer indûment le milieu en sont responsables de même que  l`érosion de nos rives. Chez nous, une lisière d`environ un pied de profond  est en porte-à-faux (l`intensité et la répétition de ces vagues ont grugé la couche sous- jacente).


En 2008. La municipalité d`Orford (créature du gouvernement) a imposé à nous riverains, des règles strictes d`aménagement de nos bords de l`eau : une bande de 10 mètres ensemencée en plantes et arbustes autres que le gazon et ce pour éviter les rejets dans le lac des sédiments suite aux  pluies et forts  vents.
Cette façon de faire est un pas dans la bonne direction et concilie la responsabilité et le droit. Cependant, on constate que la municipalité ne semble posséder aucun droit sur l`implantation d`équipements pour des activités nautiques grandement néfastes à notre lac puisque le pouvoir d`émettre un permis relève de Transports Canada et ce sans égard à ses effets environnementaux lesquels devraient normalement précéder toute demande de permis.


Il faut aussi  fortement souligner que notre lac sert de réservoir d`eau potable pour plusieurs municipalités de la région. A cet effet, la ville de Valcourt  a une station de pompage à proximité. Sur ce sujet il faut avoir en  tête la présence éventuelle d`algues bleues déjà identifiées aux lacs Massawipi et Magog (d`ailleurs, lorsque je vais à la bibliothèque de Valcourt, plusieurs me demandent si nous avons des algues bleues….je leur réponds…………seulement des algues vertes pour le moment)


Je crois dès maintenant, que votre Ministère doit s`impliquer immédiatement dans ce dossier pour d`une part bloquer ce projet et d`autre part participer à un projet de règlement dans un objectif global  de développement durable (initiative de votre partie).A cet effet, l`environnement est un préalable  pour tout ce qui avoisine le lac (ruisseaux, fosses septiques etc.) et sur le lac (absence d`embarcation motorisée à essence)
Considérant que ce dossier devient grandement politisé et que l`opposition pourrait probablement saisir la balle au bond et en faire un débat comme au Mont Orford  voisin de notre lac, voila un autre motif pour que votre Ministère s’implique dans le débat.


Je vous informe également, que notre association ¨¨APRLB¨ en est le pilote principal (son courriel : info@aprlb.org ; son président est M. Lucien Savard tel. 450-532-2064; son secrétaire trésorier est M. Yvan Leclerc tel.450 532-4963 et enfin notre site promotionnel est; www.aprlb.org . Aussi, le 2 février dernier, lors d`une assemblée du conseil à l`hôtel de ville, une résolution a été adoptée pour une séance d`information qui sera acheminée à de Transports Canada. Il serait grandement apprécié que vous déléguiez quelqu`un de votre ministère pour cette rencontre qui devrait probablement avoir lieu dans les semaines qui suivent.

Respectueusement soumis
Patrick et Gilles Rodrigue
198 Chemin Dépôt
Orford, Qc
J1X 6W1

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LAC BOWKER

ASSOCIATION DES PROPRIÉTAIRES RIVERAINS DU LAC BOWKER